29 décembre 2008
C'est cadeau
Par Véro, 29 décembre 2008 à 10:00 - Et même les gens bien vivants, et intelligents
Encore en travaux, mais vous pouvez deja visiter. Il faut fouiller pour trouver les liens .
Vous pouvez placer ici tout ce qui vous plaira. Il vous suffit de trouver la bonne boite
Ce blogue est construit "autour" (plutot au-dedans) d'un texte de Boris Vian : LA CANTATE DES BOITES Vous le trouverez en integralite dans "Les Poemes inedits" et de-ci de-la (mais cahin-caha) sur ce blog, sous La cantate des boites J'aimerais que chaque boite s'ouvre sur une surprise, un reve, une reflexion, un sourire ou une grimace ... Ya plus qu'a s'y coller !
Quant a ceux qui trouveront que le plafond est trop bas, qu'il n'y a pas la clim, que c'est pas joli, (j'ai pas mis de cadres dans les galeries du terrier), que l'odeur est trop forte ... ils n'ont qu'a aller faire un tour en ville !
29 décembre 2008
Par Véro, 29 décembre 2008 à 10:00 - Et même les gens bien vivants, et intelligents
3 décembre 2008
Par Véro, 3 décembre 2008 à 18:11 - Et même les gens bien vivants, et intelligents
Extrait de « Journal de Yalda » par Yalda RAHIMI et Marion RUGGIERI Editions GRASSET p 56 -57
Yalda est une jeune afghane dont les parents ont émigré à l'arrivée des taliban, alors qu'elle était enfant. Dans ce passage, c'est la première fois qu'elle revient à Kaboul, où sa tante travaille pour une ONG.
A Kaboul
Mon premier séjour en Afghanistan a duré quinze jours. Deux semaines, durant lesquelles j'ai aidé du mieux que j'ai pu ma tante Chekeba. C'est là que j'ai rencontré Juliette. La première fois que je l'ai croisée, je n'avais jamais vu de « Blancs » ailleurs qu'à la télé. Elle travaillait pour un journal français et venait faire un reportage sur les Afghanes. Ses cheveux rouge vif et ses grands yeux bleus détonnaient dans la rue. De même que son sens de l'humour et son air décidé. Elle parlait aux hommes comme aucune femme n'aurait osé le faire . E t je comprenais mieux pourquoi elle s'entendait si bien avec ma tante Chekeba. Pendant ce court séjour, j'ai pu voir des Afghanes qui, contrairement à moi, avaient vécu sous les taliban. Elles réagissaient différemment selon leur âge. J'ai été frappée de constater que les plus vieilles, les quadragénaires, étaient les plus libérées. Elles se souvenaient de ce qu'était leur vie d'avant et elles voulaient retrouver ce champ d'action. Travailler, avoir des responsabilités, devenir autonomes, toute proportion gardée (certaines étaient présentatrices télé, d'autres oeuvraient au ministère) Les plus jeunes, au contraire, les filles de 20 ans, se révélaient plus dures. C'étaient toujours les plus voilées, les moins maquillées, celles qui n'avaient que le mot « Islam » à la bouche. Le regard qu'elles posaient sur nous était plein de méfiance. Elles n'avaient rien connu d'autre que la guerre. Elles avaient la tête farcie de propagande. Contester leur mode de pensée, c'était remettre en cause tout ce qu'elles avaient vécu, ce qui les avait construites vertèbre par vertèbre, admettre que leur jeunesse avait été sacrifiée, et qu'il était trop tard pour recommencer. Si j'avais été là en même temps qu'elles, j'aurais sans doute pensé de la même façon.
Et nous ? Et nous ? Et nous ?