véro le blaireau

 

Bienvenue au terrier!!!

Encore en travaux, mais vous pouvez deja visiter. Il faut fouiller pour trouver les liens .

Vous pouvez placer ici tout ce qui vous plaira. Il vous suffit de trouver la bonne boite

Ce blogue est construit "autour" (plutot au-dedans) d'un texte de Boris Vian : LA CANTATE DES BOITES Vous le trouverez en integralite dans "Les Poemes inedits" et de-ci de-la (mais cahin-caha) sur ce blog, sous La cantate des boites J'aimerais que chaque boite s'ouvre sur une surprise, un reve, une reflexion, un sourire ou une grimace ... Ya plus qu'a s'y coller !

Pour vous aider :

Billets sur l'ecologie la decroissance

L'humour que j'aime

L'echo de la yourte

Billets politiques

Les extraits des beaux textes que j'aime

Les idees

Radio L'ombre

Divers

Les coups de gueule

Encore des coups de gueule, et des coups de coeur itou

Mais mefiez-vous... j'aime pas quand c'est trop bien range

Quant a ceux qui trouveront que le plafond est trop bas, qu'il n'y a pas la clim, que c'est pas joli, (j'ai pas mis de cadres dans les galeries du terrier), que l'odeur est trop forte ... ils n'ont qu'a aller faire un tour en ville !

24 décembre 2011

L'âme, la vie, la folie, la fleur

Dérive d'un soir

Des rives de mes pensées depuis le moment où j'ai lu, sur le blogue de Nicolino, cette phrase à propos de sa tata Thérèse :

  • Entre mes six et mes douze ans, alors même que je n’allais la visiter que (bien trop) rarement, elle m’a donné l’inexprimable de la vie. Elle m’a montré sans discours qu’une autre existence est possible, aussi baroque et bancroche qu’elle ait pu paraître aux innombrables fâcheux du quotidien. Elle était la fantaisie, la folie, le bonheur, elle m’aura donné le meilleur sans jamais seulement le savoir. Elle illustrait à merveille le sous-titre de Planète sans visa. Car, oui, elle pratiquait chaque matin « une autre façon de voir la même chose ». Elle était dotée d’une âme. Elle m’a appris la présence de l’âme. Elle est donc immortelle. Et je l’aime par-delà la mort, qui n’est rien.

A ce moment, je me suis dit que l'âme avait quelque chose à voir avec la folie, ou que seuls les fous montraient leur âme, comme voul voul, choisissez ...

Et je me suis "rappelé" que j'aimais les fous et surtout ce qu'ils m'ont appris, ce qu'ils nous apprennent du monde.

Et je ne sais comment je me suis retrouvé avec cette phrase qui me tournait dans la tête comme une antienne
Cette phrase apparemment sans rapport. Quelle graine a pu germer, pour qu'elle arrive là ?
Alors j'ai demandé au grand moteur magique :
Moteur moteur, dis-moi d'où vient cette phrase qui me tourne en tête comme une antienne ?

Vous n'aurez pas ma fleur, celle qui me pousse à l'intérieur ....

Gros moteur m'a répondu :

Jamais été fan de Béranger, mais les copines m'ont fait découvrir, et apprécier, quelques trésors parmi ses chansons.

Cette version me plait beaucoup également. Surtout la vidéo !

12 décembre 2010

Le calendrier de l'avent - IV

6 décembre :

66

L'abîme n'admet pas l'ordre,
le désordre non plus.
Et nous savons que tout est un abîme.

Pourtant,
le jeu de la feuille et du vent
s'achève toujours à l'endroit le plus exact.
Et aucune feuille ne souille
le lieu où elle tombe.

Il se peut qu'une feuille ordonne
ou peut-être désordonne
une autre face de l'univers.

Roberto Juarroz - quatorzième poésie verticale - Ibériques - José Corti 1997 - page 165

73

Pour ce qui compte
tout nom est démesure.
Pour ce qui ne compte pas
tout nom est superflu.

Nommer est un exercice erroné.
Il faut trouver une autre façon
de désigner les choses.
Par exemple,
les appeler avec des silences
ou avec le vide qui les sépare
ou avec l'espace sonore
qui reste entre les mots.

Mais chaque chose est une réponse au rien.
C'est pourquoi il faut peut-être appeler les choses
avec cette réponse.

Roberto Juarroz - quatorzième poésie verticale - Ibériques - José Corti 1997 - page 183

1 décembre 2010

Fatigue

Courage, avançons

Mais pour aller où ?

"Le plus court chemin d'un point à un autre est exactement le même en sens inverse. " Pierre Dac

Autres boîtes possibles : Boîte large ou étroite et qui s'emboîte ou se déboîte - Boîte à gauche ou à droite - Garnie de sciure ou d'ouate - Boîte à malice ou boîte à sel - Boîte à huile et boîte à ficelles - Baguier, trousse ou boitillon - Boîte à malice ou boîte à sel - Boîte à huile et boîte à ficelles - Baguier, trousse ou boitillon - Coffret, drageoir, esquipot - Droguier, fourniment, fourreau - Carré, coutelière ou barse - Galon, giberne et grimace - Utricule ou vésicule - Boîte à poudre d'escampette - Boîte à onglet, boîte à lettres - Tabagie, boîte saunière - Boîte avant ou boîte arrière De vitesses de lenteur - Tiroir, layette ou trémie - On peut tout mettre dans les boîtes - On peut y mettre aussi des gens

25 août 2010

Notre Père La Forêt

J'ai clairement compris, mon cher Andreï, que chacun de nous n'est qu'un récipient contenant une masse d'inepties, comme ton assemblée provinciale, pour citer un exemple, répondit Nikolaï.
Comme mû par un ressort intérieur, il se leva brusquement pour arpenter la pièce ; son vieux pardessus avait glissé de ses épaules et était resté sur le fauteuil.
- Dis-moi plutôt s'il y a quelque chose que tu ne ranges pas dans la catégorie des inepties ? demanda calmement Andreï en replongeant le nez dans sa tasse.
- Uniquement les récipients que nous sommes, répondit Nikolaï, brusquement frappé par la clarté et la perfection de l'image surgie devant ses yeux. Chacun de nous est la chair et le sang du Père-forêt, de ce grand Bois universel qui nous entoure. Il est le premier des vivants à s'être dressé au-dessus du sol. Et si l'on reconstitue mentalement la chaîne de l'évolution, chaque être humain a été un arbre par le passé et se trouve donc porteur de ses lois et de sa morale.

Lire la suite

25 octobre 2009

Homininé

Brassens revisité façon 21ème siècle

19 juin 2009

Psaume

- Si je pouvais, je demanderais l´hospitalité à Jupiter, mais lui, malgré son prénom, il se fiche de l´Europe! dit Martine.

Jupiter est un blaireau. Un vrai blaireau, vivant et creusant en terre allemande. Et l'Europe, il s'asseoit dessus. Cela m'a rappelé ce texte, extrait de "De la mort sans exagérer", de ma dame polonaise préférée, que je m'empresse de partager. En le relisant aujourd'hui dans le contexte d'un mauvais début de siècle sur ce continent, je me dit que pour cette fois, c'est le poème qui parle de la réalité, la seule tangible, celle du monde vivant. Tout le reste n'est que foutaise à faire gerber Kafka. Le monde de l'homme et son organisation. Laborieuse et ridicule. Pourquoi cette faille ? "J’ignore qui l’emportera, de notre génie créateur ou de notre aptitude à détruire." se demande Yves Paccalet sur le blogue d'à-côté. Le vent. Seul le vent l'emportera, ai-je envie de répondre.
C'était juste une idée en passant. Je préfère toujours laisser aux poèmes toute la place. Ils aiment s'étendre et s'ébrouer. Pas n'importe où, ni avec n'importe qui. Sont un peu sauvages aussi, les poèmes.


Ô, combien perméables sont les frontières humaines !
Voyez tous ces nuages qui passent, impunément,
ces sables du désert filant d’un pays à l’autre,
ces cailloux des montagnes pénétrant chez l’ennemi, en d’insolents sursauts !

Est-il besoin de prendre un à un les oiseaux
qui volent ou qui se posent sur la barrière baissée ?
Ne serait-il qu’un moineau, et voilà que déjà sa queue est limitrophe, et son bec indigène !
Et puis, qu’est-ce- qu’il gigote !

Parmi les innombrables insectes je m’en tiendrai à la fourmi
qui, entre le pied droit et le pied gauche du douanier, ne se sent pas tenue
d’avouer ses vadrouilles.

Oh, saisir d’un regard cette immense confusion sur tous les continents !
N’est-ce pas là le troène qui, de l’autre côté du fleuve,
infiltre illégalement sa cent millième feuille ?
Et qui d’autre, pensez-vous, que la pieuvre aux longs bras
viole les sacro-saintes eaux territoriales ?

Comment peut-on parler de l’ordre dans tout cela
s’il n’est même pas possible d’écarter les étoiles,
pour que l’on sache enfin laquelle brille pour qui ?

Et que dire de l’insubordination du brouillard !
Et des poussières des steppes sur toute leur étendue,
comme si l’on n’avait pas tracé une ligne en son milieu !
Et ces voix qui résonnent sur les ondes serviables,
pépiements séducteurs et allusifs glouglous !

Seul ce qui est humain peut nous être étranger le reste c’est forêts mixtes, travail de taupe et vent.

Psaume Wislawa Szymborska Extrait de "De la mort sans exagérer"

25 avril 2009

Cher Nobyl

Mon cher Nobyl,

J'ai failli oublier de te souhaiter ton anniversaire .... Et pourtant .... tu es toujours bien vivant ....
Oui je sais, il y en a beaucoup qui croassent à l'unisson que ça n'est plus possible, que tu reviennes. Qu'il faut t'oublier, (1) . te classer. C'est plus pareil maintenant dans les centrales, tout a changé ....
Tu me connais Nobyl, tu sais bien que je ne suis pas stupide, que je me renseigne, et que je sais que tu ne reviendras pas à l'identique ...
Qu'est-ce que tu chuchotes, Nobyl ? Que nous augmentons actuellement les chances que tu reviennes ?
Bon anniversaire Nobyl .... Et si tu croises l'Omerta, dis-lui de ma part qu'elle n'est qu'une garce ... Une putain de garce ...

Ton amie qui pense à toi. Véro.

(1) Tu me connais Nobyl, je ne peux pas rester sérieuse deux minutes, il faut toujours que je m'envole et que je papillonne, alors j'en profite pour te rappeler , Qu'il faut t'oublier Tout peut s'oublier Qui s'enfuit déjà Oublier le temps Des malentendus Et le temps perdu A savoir comment Oublier ces heures Qui tuaient parfois A coups de pourquoi Le coeur du bonheur Le coeur du réacteur ? - A suivre -

11 février 2009

Madame Sans Zen

En règle générale,
Je suis absolument
réfractaire
à toute expression verbale
de la spiritualité ....
Quelquefois cependant un poème passe la porte de mon jardin ... s'invite à l'apéro et reste là pour la soirée . Même plus longtemps.

12 janvier 2009

Obligée

Pas moyen de l'éviter ou de faire autrement ! Ce petit dessin devait se glisser ici ! :-)

3 janvier 2009

Dérivées pour l'amour de l'eau - Deux -

Suite

Eau (Woda)

Voilà que sur ma main tombe une goutte de pluie,
répandue par le Gange et le Nil.

Elévation du givre des moustaches d'un phoque,
fruit des cruches cassées dans les villes d'Ys et Tyr.

Sur la pointe de mon index
La mer Caspienne est une mer ouverte,

et le Pacifique coule dans le lit de la Rudawa,
la même qui survola Paris en petit nuage

en mille sept cent soixante quatre
le sept mai à trois heures du matin.

La bouche n'y suffirait pour décliner
tous tes noms ondoyants, eau.

Il faudrait te trouver un nom dans toutes les langues
en prononçant ensemble toutes leurs voyelles

et se taire en même temps - au nom d'un lac,
qui n'a jamais pu obtenir un nom quelconque,

et qui n'existe point sur terre, comme au ciel
n'existe cette étoile qui s'y refléterait.

Un qui se noie, un autre t'implore en mourant
C'était il y a longtemps, et c'était hier.

Maisons tu éteignais, maisons tu emportais
comme des arbres, et forêts comme des villes.

Dans les fonts baptismaux et les bidets des putes.
Sur les langues et les linceuls.

Grignotant les rochers, allaitant l'arc-en-ciel.
Sueur et rosée des pyramides, des lilas.

Que c'est léger, tout ça, dans une goutte de pluie
Combien délicat est sur moi le toucher du monde.

Quoi - quand - où que se soit passé,
restera gravé dans l'eau de babel.

Wislawa Szymborska - De la mort sans éxagérer - Poésie Fayard - 1996 - Traduit du polonais par Piotr Kaminski - p 24 - " Extrait de Sel (Sol) - 1962 - ''

Bien sur que la place naturelle de ce billet, c'est Tiroir, layette ou trémie. Mais mais mais, comme dit la chèvre au bouc, je ne sais pas pourquoi, je le préfère dans le "moulin à prières" ... Un rapport avec la mémoire de l'eau ? Un truc d'illuminées en quelque sorte ! Le cycle de l'eau mesuré à l'aune du temps qui passe ...

J'ai eu l'idée de mettre des liens sur le texte. Grossière erreur, car, vraiment, tout bien considéré, ce serait gâcher Ma Dame Szymborska.



A suivre - La suite