12 janvier 2009
Obligée
Par Véro, 12 janvier 2009 à 16:15 - Pyxide ou boîte à pilules
Pas moyen de l'éviter ou de faire autrement ! Ce petit dessin devait se glisser ici !
Encore en travaux, mais vous pouvez deja visiter. Il faut fouiller pour trouver les liens .
Vous pouvez placer ici tout ce qui vous plaira. Il vous suffit de trouver la bonne boite
Ce blogue est construit "autour" (plutot au-dedans) d'un texte de Boris Vian : LA CANTATE DES BOITES Vous le trouverez en integralite dans "Les Poemes inedits" et de-ci de-la (mais cahin-caha) sur ce blog, sous La cantate des boites J'aimerais que chaque boite s'ouvre sur une surprise, un reve, une reflexion, un sourire ou une grimace ... Ya plus qu'a s'y coller !
Quant a ceux qui trouveront que le plafond est trop bas, qu'il n'y a pas la clim, que c'est pas joli, (j'ai pas mis de cadres dans les galeries du terrier), que l'odeur est trop forte ... ils n'ont qu'a aller faire un tour en ville !
12 janvier 2009
Par Véro, 12 janvier 2009 à 16:15 - Pyxide ou boîte à pilules
Pas moyen de l'éviter ou de faire autrement ! Ce petit dessin devait se glisser ici !
3 janvier 2009
Par Véro, 3 janvier 2009 à 17:37 - Pyxide ou boîte à pilules
Eau (Woda)
Voilà que sur ma main tombe une goutte de pluie,
répandue par le Gange et le Nil.Elévation du givre des moustaches d'un phoque,
fruit des cruches cassées dans les villes d'Ys et Tyr.Sur la pointe de mon index
La mer Caspienne est une mer ouverte,et le Pacifique coule dans le lit de la Rudawa,
la même qui survola Paris en petit nuageen mille sept cent soixante quatre
le sept mai à trois heures du matin.La bouche n'y suffirait pour décliner
tous tes noms ondoyants, eau.Il faudrait te trouver un nom dans toutes les langues
en prononçant ensemble toutes leurs voyelleset se taire en même temps - au nom d'un lac,
qui n'a jamais pu obtenir un nom quelconque,et qui n'existe point sur terre, comme au ciel
n'existe cette étoile qui s'y refléterait.Un qui se noie, un autre t'implore en mourant
C'était il y a longtemps, et c'était hier.Maisons tu éteignais, maisons tu emportais
comme des arbres, et forêts comme des villes.Dans les fonts baptismaux et les bidets des putes.
Sur les langues et les linceuls.Grignotant les rochers, allaitant l'arc-en-ciel.
Sueur et rosée des pyramides, des lilas.Que c'est léger, tout ça, dans une goutte de pluie
Combien délicat est sur moi le toucher du monde.Quoi - quand - où que se soit passé,
restera gravé dans l'eau de babel.
Wislawa Szymborska - De la mort sans éxagérer - Poésie Fayard - 1996 - Traduit du polonais par Piotr Kaminski - p 24 - " Extrait de Sel (Sol) - 1962 - ''
Bien sur que la place naturelle de ce billet, c'est Tiroir, layette ou trémie. Mais mais mais, comme dit la chèvre au bouc, je ne sais pas pourquoi, je le préfère dans le "moulin à prières" ... Un rapport avec la mémoire de l'eau ? Un truc d'illuminées en quelque sorte ! Le cycle de l'eau mesuré à l'aune du temps qui passe ...
J'ai eu l'idée de mettre des liens sur le texte. Grossière erreur, car, vraiment, tout bien considéré, ce serait gâcher Ma Dame Szymborska.
A suivre - La suite