du Borloo : sous le lien, un article du Figaro: Jean-Louis Borloo plaide pour la création d'une gouvernance écologique mondiale. Waoooow !

Nous avons également un superbe rapport sur Grenelle .

Sur la même page de web, nous trouvons le lien vers ...

Nous allons pudiquement admettre que nous ne pouvons résoudre toutes les contradictions aussi vite, mais bientôt, bientôt, en vérité, je vous le dis, frères et soeurs, toutes les entreprises du CAC 40 seront vertes, durables, durablement vertes, ... et nous aussi d'ailleurs...verts de trouille ou verts de rage, j'hésite !

Ailleurs, sur le blogue de l'alliance, on trouve ceci :

  1. Di Girolamo dit :

27 juillet 2007 à 14:57

Créer un outil public participatif de recherche et développement d’une société durable.

Le Grenelle raisonne par thématiques et secteurs spécifiques. Chaque mesure technique, chaque action sectorielle induit des effets non prévus et se heurte aux logiques des autres secteurs et demande d’infinis réajustements ; d’autre part les acteurs sont en situation et ne peuvent que protéger leurs acquis. .De nombreuses problématiques sont insolubles prises isolément et à trop court terme. La mise en cohérence de l’ensemble est indispensable et aussi l’adhésion d’une majorité large de citoyens. Cela ne pourra s’obtenir que par la recherche d’une vision prospective sur du (très) long terme ne heurtant pas de front les situations en place ( la recherche d’une vision à très long terme n’exclue pas l’action à court terme mais la fonde et lui donne sa direction et son sens)

La méthode actuellement choisie risque de manquer d’efficacité réelle parce que s’appuyant sur des habitudes de travail ne correspondant pas au problème posé qui dépasse la simple gestion mais est politique au sens le plus noble du terme, c’est-à-dire posant la question du choix de l’organisation et la finalité de la société.

Méthodologiquement le problème environnemental doit être abordé différemment, selon une approche globale, de diagnostic et de projet. Parce que global et transversal, ce travail doit être largement participatif et mobiliser l’ensemble des citoyens. Il faut s’inspirer, en l’adaptant à la dimension nationale, des méthodes du développement local où des chargés de missions, animateurs de développement mobilisent et mettent en mouvement l’ensemble des acteurs locaux : agriculteurs, artisans, associations, chambres consulaires, élus locaux ; organismes divers etc autour d’une réflexion territoriale et d’actions collectives rentrant dans la cohérence d’un projet.

Hulot et les associations de l’alliance qui par ailleurs font un remarquable travail, se trompent de chemin concernant la stratégie à adopter pour répondre à l’enjeu environnemental. Se positionner en lobbys qui s’appuient sur l’opinion et les médias pour faire pression sur nos dirigeants c’est faire une erreur monumentale en oubliant que nos dirigeants ne dirigent plus. Je parle ici des orientations essentielles et des choix vraiment importants.Même si la forte et atypique personnalité de notre Président peut faire illusion et sur certains points obtenir des résultats, le problème de l’épuisement des ressources et du dérèglement de la planète dépasse largement les compétences et possibilités d’un seul individu, ou d’associations, même si elles sont Alliées. La seule possibilité qui s’offre à nous est de déclencher une vraie mobilisation citoyenne sur le sujet en créant un outil public de recherche développement d’une société durable. Pour le coup, le Président, garant de la sécurité et santé publique, pourra jouer tout son rôle et nous faire bénéficier de ses qualités personnelles en terme de dynamisme : c’est sa responsabilité de lancer cette dynamique nationale en s’appuyant sur les constats alarmants des scientifiques. Un travail de fond doit commencer, laborieux, encadré, méthodique, disposant de la tv publique et sous la forme d’une expertise collective et de débats contradictoires. Les parlementaires, les élus nationaux et locaux, les associations, fondations, partis politiques et les citoyens seront mobilisés autour de cet effort de compréhension de l’existant et de l’imagination de l’avenir. Localement, en cohérence avec les réflexions nationales , des expérimentations pourront être menées ayant pour but de commencer à structurer la société autrement en préparation de la raréfaction des ressources énergétiques et des désordres climatiques. Cette proposition est très éloignée de négociations en « hauts lieux » définissant des mesures, l’une d’entre elles visant à informer et sensibiliser le grand public .Il s’agit de mettre directement la question au centre d’un débat et d’une expertise publique, officielle, organisée, dotée de moyen en terme d’animation et de communication …..la notion de citoyenneté remplaçant celle de grand public… et de raisonner globalement en terme de projet de société à construire.

Je remercie les participants aux groupes de travail, de bien vouloir répondre à cette proposition en termes argumentés, soit pour m’indiquer leurs réserves, soit pour la promotionner auprès de Jean-Louis BORLOO et Nathalie KOSCIUSKO MORIZET