Dans notre belle société d'occident se côtoient deux grandes catégories d'individus : les "pro-contrôles", et les "anti- contrôles". Je n'ai pas le temps aujourd'hui de développer le sujet, d'analyser, ou au moins d'inventorier , dans chaque secte, les arguments que je qualifierais d'honnêtes ou de défendables, et les autres, tout simplement " inqualifiables" .
En très résumé, je dirais que généralement, les "anti-contrôles" empilent les haines et les sarcasmes à l'égard des contrôleurs, en prenant pour exemple les excès de contrôle, sur lequel ils basent l'essentiel de leur argumentation, afin de mieux démonter le contrôle a minima de l'Etat, qui comme son nom l'indique, est bien le minimum pour qu'un Etat de droit tienne la route, même dans les virages et par temps de brouillard (fréquent le brouillard d'Etat, depuis une paire d'années.)
Un autre sujet est de savoir quelles lois liberticides promeut ledit Etat. mais j'ai dit "pas le temps". (Ne BESSON pas les bras! )
Je voulais juste rapporter un cri d'alarme, en France, de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) laquelle fait l'objet en ce moment d'un projet de remaniement sauce j't'embrouille, façon réforme de la carte judiciaire, j'en passe et des meilleures, mais version encore plus démantelée .
J'ai trouvé cet appel dans "Que choisir" , magazine indépendant, de mars 2009. L'alerte émane entre autres de Jean-François Delsey, secrétaire général de la CFTC, qu'on ne peut pas vraiment qualifier de gauchiste ou d'irresponsable ...
Pour les détails : les infos sur Internet sont par ici avec notamment un argumentaire de l'intersyndicale (fichier pdf sous le lien) .
"La DGCCRF va devenir un simple service local de contrôle chargé de mettre en oeuvre les " arbitrages " des Préfets entre les entreprises et vous, consommateurs." peut-on lire sur le site.
En effet, le 31 décembre dernier, une circulaire du Premier Ministre prévoyait l'intégration des unités départementales de la DGCCRF dans les directions Départementales de Protection de la Population ou les Directions départementales de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSP). **
Certes les nomenclatures sont quelque peu kafkaïennes. Mais surement pas le travail y attaché.
A l'heure d'une économie mondialisée, le morcellement de cet outil de surveillance et de contrôle des marchés semble aller à l'encontre du bon sens. Il paraît en effet beaucoup plus facile, à l'échelon national, de faire retirer de la vente un jouet dangereux en provenance d'Asie qu'en prenant la décision département par département ! Autre enjeu, l'impartiaité des contrôles qui peut devenir problématique dès lors que ceux-ci seront placés sous l'arbitrage des représentants de l'Etat. Quel préfet osera diligenter une enquête risquant de mettre en difficulté une usine employant plusieurs centaines de personnes ? **
** Source : Que choisir n° 468 - Mars 2009 - Page 6 -
Moi c'est pas difficile, quand je vois des gens hurler au sujet de contrôles intempestifs, je me pose simplement la question de savoir à qui profite l'absence de contrôle ... C'est un tri qui marche bien. Ou également dans quel sens va le contrôle, car en France il est rarement bilatéral. Ca permet un poil de débats corrects de temps en temps. Rarement.
Dans un autre domaine, toujours dans le même magazine, mais en éditorial, cette fois-ci . "Le bio au rabais" ! Au sujet de la baisse significative des contraintes en matière de label et d'exigence d 'alimentation "bio" , (couplet : quels chiants ces français, qui ne voulaient pas de l 'Europe, refrain : comme elle est belle et écolo, notre belle Europe) ça me fait bien plaisir de lire ce petit paragraphe, qui conforte ce que je pressens depuis un bon bout de temps : (suis pas la seule, mais c'est mieux quand c'est "Que choisir" qui le dit, plutôt que ... ces extra-terrestres-écolos-intégristes-dictatoriaux-liberticides-continuez la liste tout seuls.
Alors que le cahier des charges français pour l'élevage des animaux de boucherie limitait à deux le nombre de traitements par an en antiparasitaires et en antibiotiques, le nouveau règlement ne restreint plus l'emploi des premiers et va jusqu'à trois pour les seconds. Pour le poulet bio, c'est pire. Alors que tout traitement était proscrit, un antibiotique est désormais autorisé et il n'y a pas de limites aux traitements antiparasitaires. Et le poulet bio peut maintenant être commercialisé au bout de 70 jours contre 81 jours minimum auparavant. C'est toujours mieux que la volaille en batterie à 40 jours, mais quand même ! (J-Paul Geai, rédacteur en chef QC)
Alors vous me permettrez un brin de cynisme , une paille d'ironie et une poutre de sarcasme . (La communication non-violente a ses limites, et puis je suis au terrier donc j'ai droit ...) Trop cher, le poulet bio ? Bande de cons ! Allez l'acheter chez Edouard, ou l'autre Pittbull qui nous fait des magasins de proximité après les avoir tous boulottés, les vrais petits épiciers, et puis soyez heureux et allez en paix, missa est. Et surtout achetez-le le dimanche, il sera meilleur. A quand le KFBC?
Quand je te le dis Anne-Marie, humains et poulets, même combat ! Quant aux contrôles ....
Combien y-a-t-il de personnes en France capables de faire la différence entre "libéral" et "libertaire" ? Et puis, dans libéral, il y a libre , non ?