6 avril 2008
L'écho de la yourte - Chapitre neuf -
Par Véro, 6 avril 2008 à 22:21 - Coffret, drageoir, esquipot
Facile :
YOURTE ........ YOURTE ..............YOURTE ...........
Encore en travaux, mais vous pouvez deja visiter. Il faut fouiller pour trouver les liens .
Vous pouvez placer ici tout ce qui vous plaira. Il vous suffit de trouver la bonne boite
Ce blogue est construit "autour" (plutot au-dedans) d'un texte de Boris Vian : LA CANTATE DES BOITES Vous le trouverez en integralite dans "Les Poemes inedits" et de-ci de-la (mais cahin-caha) sur ce blog, sous La cantate des boites J'aimerais que chaque boite s'ouvre sur une surprise, un reve, une reflexion, un sourire ou une grimace ... Ya plus qu'a s'y coller !
Quant a ceux qui trouveront que le plafond est trop bas, qu'il n'y a pas la clim, que c'est pas joli, (j'ai pas mis de cadres dans les galeries du terrier), que l'odeur est trop forte ... ils n'ont qu'a aller faire un tour en ville !
6 avril 2008
Par Véro, 6 avril 2008 à 22:21 - Coffret, drageoir, esquipot
Facile :
YOURTE ........ YOURTE ..............YOURTE ...........
Par Véro, 6 avril 2008 à 22:12 - Utricule ou vésicule
Baudelaire en était , ce monstre .... sus à Baudelaire ... Philosophes, hygiénistes, progressistes, en-avantistes, tous unis contre Baudelaire !
Brûlons Baudelaire ! A mort la vermine rétrograde ! Pour un 21ème siècle aseptisé, des solutions biotechnologiques modernes Sus ! Tous unis contre le moyen-âge et la biodiversité ! Tous à vos incinérateurs !
Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme, Ce beau matin d'été si doux : Au détour d'un sentier une charogne infâme Sur un lit semé de cailloux, Les jambes en l'air, comme une femme lubrique, Brûlante et suant les poisons, Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique Son ventre plein d'exhalaisons. Le soleil rayonnait sur cette pourriture, Comme afin de la cuire à point, Et de rendre au centuple à la grande Nature Tout ce qu'ensemble elle avait joint. Et le ciel regardait la carcasse superbe Comme une fleur s'épanouir ; La puanteur était si forte que sur l'herbe Vous crûtes vous évanouir ; Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride, D'où sortaient de noirs bataillons De larves qui coulaient comme un épais liquide Le long de ces vivants haillons. Tout cela descendait, montait comme une vague, Ou s'élançait en pétillant ; On eut dit que le corps, enflé d'un souffle vague, Vivait en se multipliant. Et ce monde rendait une étrange musique Comme l'eau courante et le vent, Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique Agite et tourne dans son van. Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve, Une ébauche lente à venir, Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève Seulement par le souvenir. Derrière les rochers une chienne inquiète Nous regardait d'un œil fâché, Épiant le moment de reprendre au squelette Le morceau qu'elle avait lâché. Et pourtant vous serez semblable à cette ordure, A cette horrible infection, Étoile de mes yeux, soleil de ma nature, Vous, mon ange et ma passion ! Oui, telle vous serez, ô la reine des grâces, Après les derniers sacrements, Quand vous irez sous l'herbe et les floraisons grasses Moisir parmi les ossements. Alors, ô ma beauté, dites à la vermine Qui vous mangera de baisers Que j'ai gardé la forme et l'essence divine De mes amours décomposés !
Poème paresseusement recopié de ce site (qu'il en soit remercié) , pour la version à consommer sur place. Pour le sandwich à emporter c'est plutôt là .