16 décembre 2010
Interlude - Virelangue (pour Stan)
Par Véro, 16 décembre 2010 à 22:05 - Baguier, trousse ou boîtillon
Dans la piaule la sitelle piaule-t-elle ?
Plein d'autres virelangues ici
Encore en travaux, mais vous pouvez deja visiter. Il faut fouiller pour trouver les liens .
Vous pouvez placer ici tout ce qui vous plaira. Il vous suffit de trouver la bonne boite
Ce blogue est construit "autour" (plutot au-dedans) d'un texte de Boris Vian : LA CANTATE DES BOITES Vous le trouverez en integralite dans "Les Poemes inedits" et de-ci de-la (mais cahin-caha) sur ce blog, sous La cantate des boites J'aimerais que chaque boite s'ouvre sur une surprise, un reve, une reflexion, un sourire ou une grimace ... Ya plus qu'a s'y coller !
Quant a ceux qui trouveront que le plafond est trop bas, qu'il n'y a pas la clim, que c'est pas joli, (j'ai pas mis de cadres dans les galeries du terrier), que l'odeur est trop forte ... ils n'ont qu'a aller faire un tour en ville !
16 décembre 2010
Par Véro, 16 décembre 2010 à 22:05 - Baguier, trousse ou boîtillon
Dans la piaule la sitelle piaule-t-elle ?
Plein d'autres virelangues ici
Par Véro, 16 décembre 2010 à 16:10 - Tiroir, layette ou trémie
2 décembre - C'est la suite de ce billet
OBJETS ET APPARITIONS
à Joseph Cornell
Hexaèdres de bois et de verre
à peine plus grands qu'une boîte à chaussures.
La nuit s'y loge avec ses lampes.
Monuments à chaque moment
faits avec les défaits de chaque moment :
cages d'infini.
Billes, boutons, dés à coudre,
épingles, timbres-poste, grains de collier :
contes du temps.
Mémoire qui compose et décompose les échos :
aux quatre coins de la boîte
jouent à cache-cache les dames sans ombre.
Le feu enfoui dans le miroir,
l'eau endormie dans l'agate :
solos de Jenny Lind et Jenny Colon.
« Il faut faire un tableau », disait Degas,
« comme on commet un crime. » Mais toi, tu as construit
des boîtes où les choses s'allègent de leurs noms.
Slot machine de visions,
vases communicants de réminiscences,
hôtel de cri-cri et de constellations.
Fragments infimes, incohérents :
à rebours de l'Histoire, créatrice de ruines,
tu as fait de tes ruines créations.
Théâtre des esprits :
les objets jouent au cerceau
avec les lois de l'identité.
Grand Hôtel Couronne : dans un flacon
le trois de trèfle, et l'oeil à tout,
Amandine dans les jardins d'un reflet.
Un peigne est une harpe
effleurée par le regard d'une enfant
muette de naissance.
Le réflecteur de l'oeil mental
dissipe le spectacle :
dieu solitaire sur un monde éteint.
Les apparitions sont flagrantes.
Leurs corps pèsent moins que le jour.
Et durent ce que dure cette phrase.
Joseph Cornell : à l'intérieur de tes boîtes
mes paroles sont devenues visibles tout un instant.
Octavio Paz – Le feu de chaque jour – Traduit par Claude Esteban - Poésie/Gallimard – 1986 – octobre 2003 -pages 191-192
Par Véro, 16 décembre 2010 à 15:10 - Boîte à poudre d'escampette
Ma bibliothèque est un foutoir. Je cherche un livre acheté tout récemment, Les étymologies surprise de Garrus. Bon sang il ne devrait pas être si loin que ça ....
Fouillant toujours se niche « Le feu de chaque jour d'Octavio Paz » au creux de ma main. Vous le voyez, là , le foutoir ? Mais par le temps qu'il fait, c'est exactement une bonne lecture !
Feuillette feuillette le blaireau ...
Et lit : OBJETS ET APPARITIONS
Hexaèdres de bois et de verre
à peine plus grands qu'une boîte à chaussures.
La nuit s'y loge avec ses lampes...
Pensez bien que dès qu'il est question de boîtes , les capteurs du blaireau se réveillent, toutes tentacules dehors.
A ce moment de la lecture je n'ai aucune idée du sujet du livre. Cornell, connais pas. Je lis.
Hexaèdres de bois et de verre
à peine plus grands qu'une boîte à chaussures.
La nuit s'y loge avec ses lampes...
Monuments à chaque moment
faits avec les défaits de chaque moment :
cages d'infini.
Billes, boutons, dés à coudre,
épingles, timbres-poste, grains de collier :
contes du temps.
Mémoire qui compose et décompose les échos :
aux quatre coins de la boîte
jouent à cache-cache les dames sans ombre.
Le feu enfoui dans le miroir,
l'eau endormie dans l'agate :
solos de Jenny Lind et Jenny Colon.
A cet endroit du poème j'ai sauté plusieurs strophes, qui ne m'évoquaient rien. Oui poètes, je zigzague souvent entre vos lignes, quitte à revenir plus tard remplir mes pointillés. Me voici à la fin :
Les apparitions sont flagrantes.
Leurs corps pèsent moins que le jour.
Et durent ce que dure cette phrase.
Joseph Cornell : à l'intérieur de tes boîtes
mes paroles sont devenues visibles tout un instant.
Même sans références, je trouve ça magnifique. Mais comprends bien que cela se rapporte à quelque chose de concret ... Vais questionner moteur-trouveur ...
Dans le moteur-trouveur, c'est un peu mieux rangé que dans ma bibliothèque. Pas toujours. Mais ce jour oui.
Voici les liens que j'ai retenus dans l'ordre où je les ai visités. Bon voyage !
Puis cherche le blaireau cherche cherche le poème chez moteur-trouveur ... Pas trouvé en français. Je m'en vas donc le glisser par ici. Dans son intégralité respectée.
Le voici : en anglais
Et la version originale en espagnol sur ce site magnifique mais pourquoi ne parle-je pas espagnol ?
Joseph Cornell: en et interior de tus cajas
mis palabras se volvieron visibles un instante.
Tant qu'à fouiller j'ai trouvé aussi tout Juarroz !.
Videmment ce billet entre dans presque toutes les boîtes. Plus facile de trouver celles dans lesquelles il n'entre pas.
Par Véro, 16 décembre 2010 à 10:45 - Boîte à outils, à gateaux
Par Véro, 16 décembre 2010 à 00:05 - Boîte à outils, à gateaux
Dans le boitier du 3 décembre
Dans la boîte des recettes, une recette. Une vidéo essentielle pour comprendre le monde où nous vivons. Ne donne malheureusement pas de solution pour en échapper ... Quoique ....