véro le blaireau

 

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Ce blogue est construit "autour" (plutot au-dedans) d'un texte de Boris Vian : LA CANTATE DES BOITES Vous le trouverez en integralite dans "Les Poemes inedits" et de-ci de-la (mais cahin-caha) sur ce blog, sous La cantate des boites J'aimerais que chaque boite s'ouvre sur une surprise, un reve, une reflexion, un sourire ou une grimace ... Ya plus qu'a s'y coller !

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16 mars 2011

Monologue pour Cassandre

Suite de ce billet. Voilà, c'est fait. Il y a maintenant une version française de ce poème sur le web !



C'est moi, Cassandre.
Et ça, c'est ma ville sous la cendre.
Et ça, c'est ma canne et mes rubans de prophète.
Et ça, c'est ma tête remplie de doutes.

Je triomphe, c'est vrai.
Ma raison a frappé le ciel de sa lueur.
Seuls les prophètes que l'on ne croit pas
ont de telles perspectives.
Seuls ceux qui s'y sont mal pris,
et tout pouvait s'accomplir si vite
comme s'ils n'avaient pas existé.

Je me rappelle bien à présent
comme les gens en me voyant s'interrompaient soudain.
Le rire se cassait.
Les mains se lâchaient.
Les enfants couraient vers leurs mères.
Je ne connaissais même pas leurs noms instables.
Et cette chanson sur une feuille verte -
personne ne la terminait devant moi.

Je les ai aimés.
Mais je les ai aimés d'en haut.
D'au-dessus de la vie.
De l'avenir. Où il n'y a que le vide
et, de là, quoi de plus facile que d'y voir la mort ?
Je regrette que ma voix ait été dure.
Regardez-vous vous-mêmes des étoiles - criai-je -
regardez-vous vous-mêmes.
Ils entendaient et baissaient les yeux.

Ils vivaient dans la vie.
Cousus d'un grand vent.
Condamnés.
Depuis leur naissance dans des corps d'adieu.
Mais il y avait en eux un espoir humide,
un rayon se rassasiant de son propre chatoiement.
Ils savaient ce que c'est qu'un instant,
oh, ne fût-ce qu'un, n'importe lequel,
avant que -

C'est moi qui avais raison.
Mais il n'en résulte rien.
Et ça, c'est ma petite robe noircie par le feu.
Et ça, ce sont mes vieilleries de prophète.
Et ça c'est mon visage tordu par une grimace.
Visage qui ne savait pas qu'il pouvait être beau.


Wislawa Szymborska - MONOLOGUE POUR CASSANDRE
Traduit du polonais par Christophe Jezewski
Extrait de "dans le fleuve d'héraclite" - Pages 81 à 83 - Maison de la poésie Nord Pas-de- Calais -, un livre qui mériterait bien d'être réédité.

Les larmes de Cassandre

Il y a quelque temps, SuperNo publiait ce billet.

J'ai dans mes neurones quelques connexions automatiques que je ne cherche pas à réfréner. "Cassandre" est un de ces mots qui me ramène aussitôt à La Dame,

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