Il y a longtemps que je n'ai pas écrit d'exercice de "remontées de liens "... J'ai fait un parcours récemment qui m'a donné envie de le mémoriser ...
Voici l'histoire. Comme elle est longuette, je vais la tronçonner partager !

  • Chapitre Un


Je feuillette un vrai livre de poche acheté il y a peu « Toujours la vie invente » de Gilles Clément. (3) A la fin de l'opuscule se trouvent des pages d'annonces d'autres oeuvres de la maison d'édition, « Ã©ditions de l'aube - poche - Diffusion Seuil», dont la plupart me mettent l'eau à la bouche ... Rabhi, Castoriadis, Morin .... plus quelques uns qui me sont inconnus , Balandier, Szabolcsi. (7)

Bien entendu, ni une ni deux, mon blaireau court sur le site des éditions de l'aube . La course du blaireau n'est certes pas celle de la gazelle, mais l'ADSL aide.

Me voici dans les virtulivres à patauger bienheureuse, tel le bambin moyen occidental bouffi dans sa piscine gonflable un jour de canicule, ou telle la dernière loutre au monde dans la dernière rivière d'eau pure, mais ça c'est plutôt une image dépassée du passé .

En très condensé : j'y retrouve plein d'auteurs connus, plein d'ouvrages inconnus qui me font saliver mais malheureusement je me débrouille assez mal comme une naze pour récupérer des liens sur les pages d'écran. (1) Tout le site fonctionne avec un gros moteur de recherche. Pour garder une trace des ouvrages repérés il eût fallut que je notas ... ou que je copiasse les écrans, une quantité, bref .... Un peu frustré le blaireau. Je note que le « chef » est Jean Viard, mémorise des travaux communs avec Martine Aubry (5), l'exclusivité de Gao Xingjian ... Je note des noms Wallerstein, (2) par exemple. et pendant ce temps le temps passe...

Après avoir brouté trotté, fait mille tours Il est temps de sortir de cette piscine. Retour sur le gros moteur et ses pages de recherche ... un coup d'oeil à cet écran ici qui m'apprend que les éditions en question sont en difficultés ...cela m'attriste toujours de songer qu'une maison d'éditions, quelle qu'elle soit, est menacée ou simplement en danger. Je ne peux m'empêcher de penser à toutes les merveilles qui pourraient disparaître et, à l'opposé, à toutes les merdes gadgets inutiles et éphémères en plus ou moins plastique qui se vendent comme des petits lapains , qui sont déjà jetées avant d'être achetées et véro c'est pas le moment de faire une digression sois raisonnable et sors de cette piscine, sans compter que les livres sont malheureusement "produits" de même depuis un bon bout de temps, mis à part la matière première .

De retour au terrier, le poil bien propre et la peau des pattes toute fripée, je commence un mot sur les livres, comme ça, sans trop réfléchir :

La chair est triste hélas, et j'ai lu tous les livres... Inutile de dire que j'ai jamais été d'accord avec lui ... (4) (6)
Lire, lire, lire, et encore lire ....
Je viens de me plonger dans le site des Editions de l'Aube ... Un régal ! De fil en passerelle, j'en suis arrivée à Jean Viard et Martine Aubry ! (5) Bah tant pis je suis pas sexiste . Un homme qui publie tous ces livres ne peut pas être fondamentalement mauvais ... Même s'il a de mauvaises fréquentations !


  • Chapitre Deux


Arrivé là le blaireau s'arrête et se met en tête de vérifier la citation, ou de copier les références, que sais-je ? laisse en plan son billet, retrouve le moteur , et ... Vous n'avez qu'à essayer, toutes les occurrences pour « la chair est triste hélas et j'ai lu tous les livres .... » .Bien évidemment, que des choses tristes qui n'ont rien à voir avec mon idée ...et fouille fouille le blaireau ... Un site avec de jolis sacs ....là ... sur cette page, les citations voyagent, pas beaucoup d'intérêt ... Mais voici qu' à la 3ème page des recherches de Gougle, un truc m'accroche l'oeil : l'adresse du blog .... celestissima ... que peut bien dire Céleste de « la chair est triste hélas et j'ai lu tous les livres" ?
Je ne prends jamais le temps de lire le blogue de Céleste, il est trop bien écrit pour que j'y passe en vitesse et je remets toujours à plus tard ... Plus tard, ce serait-i pas maintenant, vu que j'ai un peu de temps ...
Bien entendu, ni une ni deux, mon blaireau se hâte vers le site de Céleste . La hâte du blaireau n'est certes pas celle de la gazelle, mais l'ADSL aide.
C'est sur vieillir. qu'on trouve le Mallarmé. Une bien jolie dérive à partir du même vers , même si je n'y voyais pas du tout la vieillesse ....

Je continue chez Céleste , je me régale, entre autres, de ce billet magnifique au sujet de l'Inde, et qui se temine sur ces mots :

S’enfermer dans ses certitudes en refusant de considérer le devenir des autres habitants de la planète est le plus sûr moyen de courir à sa propre perte.

Puis je passe par le super plan de son site, me dis que ce serait une bonne idée de faire le même ailleurs....Cet article attire ma souris : là. Ma souris avait raison, c'est un article à clirequer.

Et si vous suivez le chemin de Céleste, vous arrivez chez Eric, sur ce très bon article sur la simplicité volontaire .

  • Chapitre Trois :


C't'alors que je m'esclaffe en regardant cette video sur la décroissance (attention elle est longue - 60 mn environ) où on parle de qui ? devinez ? de Castoriadis (à environ 56') ... Là je me suis dit que j'avais fait très fort, car franchement j'ai fait tout ce circuit quasi au hasard, et je suis allée très loin là-bas pour revenir ici où j'y suis ! :-)

Dans cette video, j'ai relevé cette grande phrase, qui ne pouvait que me plaire " Quand on commence à vouloir réaliser ses rêves, on est plus (+) en contact avec la réalité .... (un pianiste, à 8:30 environ) . Les paradoxes comme je les aime.

Un condensé de la même video ici mais je déconseille. Si vous ne disposez que de peu de temps, regardez plutôt la grande par petits bouts. Et ne ratez pas la réflexion sur la mort, à la fin du reportage . C'est elle qui soutient le tout.

(1) Ca y est , j'ai trouvé les liens : le livre de Wallerstein
(2) Le livre de Castoriadis - Entretiens avec Daniel Mermet ;-)
(3) Le livre de Gilles Clement
(4) Mallarmé
(5) Pas de liens pas envie débrouillez-vous tout seuls
(6) Je n'ai parlé que des livres, mais sur la première partie du vers, suis pas d'accord non plus ... quoique la chair industrielle grande consommation .... beurk :-)
(7) Szabolcsi, ça a l'air bien ... A creuser.